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Dans la nuit de mardi à mercredi, un homme de 71 ans a tué sa femme de 69 ans à l'hôpital nord de Marseille avant de se suicider. Dans une lettre, il explique les raisons de son geste : son épouse était en phase terminale de la maladie de Charcot.

Les coups de feu ont retenti aux alentours de 3h du matin, dans les couloirs de l'hôpital Nord, à Marseille. Alertée, la police a découvert sur place le corps d'une femme de 69 ans allongée dans son lit, morte d'une balle dans la tête, et le corps d'un homme de 71 ans, une balle dans la bouche. Un pistolet automatique a également été retrouvé.

L'homme a tué sa femme avant de retourner l'arme contre lui, rapporte Stéphane Berdah, chef de service à l'hôpital Nord, confirmant une information France Bleu. 

Cette dernière venait de sortir de réanimation après une chirurgie lourde, explique Stéphane Berdah. Son mari était présent à ses côtés, du fait de cette intervention. En raison de la crise sanitaire, les accompagnements sont strictement encadrés. La situation de cette femme permettait une exception. 

"Personne n'est fouillé à l'entrée de l'hôpital, c'était un drame inévitable qui a beaucoup traumatisé les soignants", ajoute le chef de service. 

Dans une lettre retrouvée sur les lieux, l'homme explique son acte. Son épouse était atteinte de la maladie de Charcot en phase terminale. Devant l'évolution de cette maladie chronique grave, le couple aurait alors passé un engagement. 

Le suicide assisté en débat

Ce fait-divers pose la question du suicide assisté, et de l'euthanasie. En avril dernier, la proposition de loi "donnant le droit à une fin de vie libre et choisie" du député PRG de la Charente-Maritime, Olivier Falorni, a été examinée à l'Assemblée nationale. Faute d'avoir pu être votée par manque de temps et face à plus de 3.000 amendements, la proposition de loi a relancé le débat.

Que prévoit le texte ? La possibilité pour toute personne "en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable (…) lui infligeant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée ou qu’elle juge insupportable", de "disposer d’une assistance médicalisée permettant, par une aide active, une mort rapide et sans douleur".

Pour Jean-Marc La Piana, docteur au centre de soins palliatifs La Maison, à Gardanne, la question est vite tranchée. "On voudrait tous pouvoir choisir le moment de sa mort, ça, c'est le fantasme. Mais dans la réalité, quand l'échéance approche, on est beaucoup plus ambigus."

"En arrivant chez nous, beaucoup de gens réclament de pouvoir mourir. Et puis finalement, la qualité des soins faisant, les voilà moins pressés ! 'N'en parlons plus aujourd'hui, on verra bien demain', nous disent-ils. Parce qu'on répond à leur demande de confort au quotidien."

Le confort, c'est les soins palliatifs. Et en cas de détresse, physique ou morale, trop intense, les patients ont droit à une "sédation profonde et continue", autrement dit, l'euthanasie passive, permise par la loi Claeys-Leonetti.

Insuffisant, pour la grande majorité des Français. D’après un sondage Ifop d’avril 2021, 9 Français sur 10 considèrent aujourd’hui que la loi devrait autoriser les médecins à mettre fin, sans souffrance, à la vie des personnes atteintes de maladies insupportables et incurables. Et ce si elles en font la demande.

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Source de l'article : https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/marseille/marseille-le-debat-sur-la-fin-de-vie-relance-apres-la-mort-d-une-sexagenaire-tuee-par-son-mari-a-l-hopital-nord-2301619.html
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