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Sur internet, des entreprises proposent leurs services pour trouver une babysitter après l'école ou de l’aide pour les devoirs. Mais cette année, peu voire pas de candidats pour ces jobs.
En cette période de rentrée et de fin de télétravail, les parents doivent trouver une solution pour faire garder leur bébé ou leurs jeunes enfants.
En cette période de rentrée et de fin de télétravail, les parents doivent trouver une solution pour faire garder leur bébé ou leurs jeunes enfants. © Fabien Cottereau - MAXPPP

C'est la rentrée scolaire… qui rime avec galère pour les parents à la recherche d’une nounou à temps complet ou après l’école.

Après la pénurie de saisonniers, de serveurs, de cuisiniers, voici donc le manque de nounous. En cette période de rentrée et de fin de télétravail, les parents doivent trouver une solution pour faire garder leur bébé ou leurs jeunes enfants.

Ils se tournent vers les CCAS des mairies pour accéder à la liste des assistantes maternelles agréées. Mais une fois scolarisés, la demande porte davantage sur le périscolaire, c'est-à-dire après l'école, de 16h à 19h-20h. Car la plupart des garderies ferment à 18h00 et certains parents ne veulent pas que leurs enfants restent à la garderie en plus de l’école

Des organismes privés sont aussi présents sur le Net pour trouver une babysitter ou de l’aide pour les devoirs. Mais cette année, peu voire pas de candidats pour ces jobs. 

« Nous n’avons aucune candidate qui se présente, pas de CV, déplore Aline Spileers, directrice de l’agence Destia à Mandelieu la Napoule. "Pourtant, nous sommes sur tous les réseaux sociaux, nous travaillons en collaboration avec pôle emploi, la mairie de Mandelieu, la mission locale. On laisse les parents dans l’embarras et sans nounous »

Babychou recherche aussi une trentaine de personnes

La directrice de l'agence aimerait bien décupler le nombre de salariés : "On est en recherche de 6 personnes que l’on n’arrive pas à pourvoir", se désespère Aline Spileers.

L'une des solutions aurait été de faire de la formation en alternance, mais face à l’absence de candidature, difficile d'envisager de telles formations !

A Nice, même problème. Family Sphere peine à répondre à la demande, il manque une vingtaine de babysitters.

Anaïs Murat, directrice de l'agence niçoise Babychou recherche aussi une trentaine de personnes actuellement. Elle poste des annonces sur les réseaux sociaux professionnels comme Indeed et Linkedin, en plus de Facebook. Mais cette rentrée 2021 est plus compliquée.

Elle tente une explication : "je pense que ça peut être le Covid car on s’adresse à beaucoup d’étudiants et leurs emplois du temps ne sont pas fixes, avec des cours en présentiel et en distanciel. D’autres personnes se sont aussi dirigées vers d’autres emplois comme le fast food ou la restauration."

Pourtant, chez Babychou, les salaires ont été augmentés : ils sont passés de 10,25 euros brut de l'heure à 11 euros brut de l’heure, soit  9,50 euros net de l’heure.

Babychou Nice-est possède d'autres agences en France. A Lyon, ses collègues ont les mêmes difficultés pour recruter et satisfaire les parents.

"On les affecte tout de suite sur une mission"

Une annonce vue ce lundi 13 septembre sur le site Kinougarde, entreprise spécialisée dans la garde d'enfants ce lundi 13 septembre : "Cherche nounou 2h/semaine à Nice pour 1 enfant de 4 ans, de 17h00 à 19h00 à la sortie de l'école. Profil : 18 ans minimum, avoir l'habitude de s'occuper d'enfants, être motivé, impliqué et sérieux."

Céline Rousselet, responsable communication chez Kinougarde tempère ce manque de candidat(e)s : "C'est vrai que juillet et août ont été plus compliqués mais depuis la rentrée on arrive à recuter. On recrute tous les jours et toute l'année d'ailleurs mais on arrive à satisfaire les demandes qui nous sont faites. On les affecte tout de suite sur une mission."

Tous les profils peuvent postuler : des mamies nounous, des mères de famille en recherche d'une activité complémentaire ou des étudiant(e)s.

Actuellement, le recrutement s'intensifie, alors que la rentrée a déjà commencé. "On rencontre toutes les nounous, on ne présentera pas une nounou à quelqu'un sans l'avoir rencontrée. Elles passent des tests et un entretien de motivation avec un chargé de recrutement qui dure 2 heures. Seulement après cette évaluation, on les recrute."

Comme l'entreprise a une agence à Nice (31 rue de la Buffa), "c'est rassurant car ils peuvent passer à l'agence, on est là pour faire le lien entre la famille et les nounous."

Une nounou pour ne pas déranger le parent en télétravail

En cette période post-covid, l'entreprise s'est aussi adapté aux nouveaux besoins des parents. Kinougarde propose que la nounou vienne quand le père ou la mère est en télétravail.

Par exemple le mercredi, la nourrice s'occupe des activités, amène les enfants et les occupe pour éviter de déranger le parent présent à la maison mais en télétravail. 

Autre problème sur la Côte d'Azur : les trajets. "A Cannes et à Antibes", selon elle, "c'est plus difficile de trouver une nourrice car elles ne sont pas toutes véhiculées."

Elle précise aussi : "une rentrée réussie ça ne se prépare pas le 1er septembre, et cette année c'est encore plus particulier." 

Pour dénicher la perle rare, ça se prépare... dès le printemps ! 

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Source de l'article : https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/alpes-maritimes/nice/de-nice-a-mandelieu-les-agences-recherchent-des-nourrices-on-laisse-les-parents-dans-l-embarras-sans-nounous-2248834.html
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